La Commission américaine sur la liberté religieuse internationale (USCIRF), un organisme fédéral indépendant et bipartisan, a exhorté le président Donald Trump à profiter du sommet prévu le 24 septembre avec le président chinois Xi Jinping pour réclamer la libération des personnes détenues en raison de leurs convictions et pour contester les restrictions plus larges imposées à la liberté religieuse en Chine.
Cette intervention intervient deux mois après la libération du pasteur Ezra Jin Mingri, fondateur de l’église non enregistrée « Zion » de Pékin, et l’autorisation qui lui a été donnée de se rendre aux États-Unis.
Le pasteur Jin avait été arrêté en octobre 2025, en même temps que des dizaines d’autres dirigeants et membres de l’église Zion, lors d’une campagne de répression nationale visant les églises de maison évangéliques non enregistrées.
Selon l’USCIRF, sa libération en juillet a fait suite à une intervention directe de la Maison Blanche.
Toutefois, huit dirigeants de l’église Zion restent en détention : les pasteurs Wang Lin, Yin Huibin, Wang Cong, Lin Shucheng, Liu Zhenbin et Gao Yingjia, ainsi que l’ancien Wang Zhong et Wu Qiuyu.
Le président de l’USCIRF, Asif Mahmood, a rappelé que le président Trump avait déjà évoqué le sort de prisonniers religieux avec le dirigeant chinois et l’a exhorté à le faire de nouveau.
L’USCIRF affirme que la politique chinoise de « sinisation de la religion » a accru le contrôle de l’État sur les communautés religieuses, notamment les églises de maison protestantes, les catholiques, les musulmans ouïghours et les bouddhistes tibétains.
Les autorités chinoises soutiennent que les affaires religieuses doivent s’inscrire dans le cadre de la loi chinoise et défendent la réglementation de la religion par l’État.
Par Masha Media

