Six jeunes chrétiens ont été incarcérés en Égypte pour avoir partagé une vidéo sur TikTok, jugée offensante envers l’islam par les autorités.
Ces jeunes hommes, âgés de 17 à 23 ans, ont publié une vidéo dans laquelle ils rejouent une scène tirée d’une comédie égyptienne populaire, mettant en scène des prisonniers qui ne connaissent pas les prières coraniques.
L’organisation Alliance Defending Freedom (ADF) a précisé que la vidéo, publiée sur TikTok le 4 octobre, se voulait « légère ».
Elle a rapidement suscité des commentaires incitant à la violence contre ces jeunes hommes et leurs familles. Des habitants de la localité ont alerté les autorités, ce qui a conduit à l’arrestation des intéressés le 6 octobre.
Kelsey Zorzi, avocate principale et vice-présidente du plaidoyer international au sein de l’ADF, a déclaré que cette affaire s’inscrit dans une crise plus vaste de persécution religieuse en Égypte.
« C’est une situation tragiquement courante en Égypte, où les chrétiens sont confrontés à des menaces, à des discriminations et, in fine, à l’emprisonnement pour des propos qui ne sont jugés problématiques que parce qu’ils émanent de personnes n’appartenant pas à la religion majoritaire. »
« Ces jeunes hommes n’ont fait que partager une vidéo légère, utilisant une bande-son issue d’un film populaire et qui ne fait l’objet d’aucune controverse — une pratique courante parmi les utilisateurs de la plateforme. Il n’existe aucune raison de les poursuivre ou de les emprisonner. »
« Nous avons été témoins d’un nombre bien trop élevé de cas de ce genre en Égypte. Les chrétiens ne devraient jamais avoir à craindre des sanctions pour avoir partagé une publication. Nous exhortons les autorités à libérer ces six jeunes hommes et à abandonner immédiatement toute enquête à leur encontre. »
Les chrétiens représentent environ 10 à 15 % de la population égyptienne. Bien que la Constitution égyptienne garantisse la liberté religieuse, le recours aux lois sur le blasphème et aux dispositions réprimant les « offenses » à la religion demeure une réalité dans le pays.
Par Masha Media

