La fiancée d’un Égyptien, poursuivi en justice pour s’être converti au christianisme, a lancé un appel urgent aux journalistes afin qu’ils « brisent le silence » sur ce qu’elle qualifie de « persécution religieuse cautionnée par l’État ».
Saïd Mansour Rezk Abdelrazek, 30 ans, doit comparaître devant le tribunal antiterroriste égyptien le 15 juin et risque la prison à vie ou la peine de mort.
Il est officiellement reconnu comme prisonnier d’opinion religieux par la Commission américaine sur la liberté religieuse internationale (USCIRF).
Sophie F., une Australienne, s’est jointe à l’appel « Action urgente » d’Amnesty International pour attirer l’attention sur une « grave crise internationale des droits humains qui se déroule en Égypte et qui est extrêmement urgente ».
Selon elle, le seul « crime » de Saïd est de s’être converti de l’islam au christianisme et d’avoir tenté de faire modifier légalement sa religion sur sa carte d’identité nationale afin de pouvoir épouser sa fiancée à l’église.
D’après sa compagne, suite à sa conversion au christianisme, les autorités égyptiennes l’ont pris pour cible par des arrestations arbitraires et une surveillance accrue.
Il a subi d’horribles tortures physiques, notamment des coups violents et a été suspendu pendant des heures en position de crucifixion pour le contraindre à renoncer à sa foi chrétienne.
Il a toujours refusé de se reconvertir à l’islam.
La liberté de religion ou de conviction est inscrite dans la Constitution égyptienne.
Poursuivre les convictions personnelles au titre d’une atteinte à la sécurité nationale constitue une violation de ses propres lois.
Par Masha Media

