Le procès d’un chrétien égyptien emprisonné pour sa conversion de l’islam au christianisme et sa tentative de modifier sa mention religieuse sur ses papiers d’identité s’est ouvert au Caire.
Saïd Mansour Rezk Abdelrazek a été arrêté en juillet 2025 pour des accusations liées au « terrorisme ».
L’apostasie n’est pas illégale en Égypte, mais modifier sa mention religieuse sur les documents d’identité officiels est pratiquement impossible et expose les convertis à des poursuites pour « menace à la sécurité nationale ».
Selon l’organisation de défense des droits des chrétiens, Solidarité Copte, le parquet a retenu de multiples chefs d’accusation contre Abdelrazek, notamment la création et la direction d’un groupe illégal ; l’appartenance à un groupe prétendument fondé illégalement ; le financement du groupe ; la promotion d’idées et de croyances jugées « nuisibles à l’unité nationale et à la paix sociale » ; et le mépris de l’islam et la contestation de ses principes fondamentaux.
Abdelrazek est détenu à la prison du 10 Ramadan au Caire, où il serait privé de besoins essentiels tels que nourriture, vêtements et soins médicaux.
La Commission américaine sur la liberté religieuse internationale (USCIRF) a désigné Abdelrazek comme prisonnier d’opinion religieux, affirmant qu’il a été détenu en raison de sa conversion et de ses activités religieuses.
Monsieur Abdelrazek s’est converti au christianisme en 2016 après des années de réflexion personnelle. Depuis lors, il subit une persécution sévère et continue de la part des autorités égyptiennes, notamment des arrestations arbitraires répétées, des actes de torture et des mauvais traitements, un divorce forcé, la séparation d’avec son jeune fils et une surveillance constante, selon l’organisation humanitaire Church in Chains.
L’Égypte compte plus de 10 millions de chrétiens, soit environ 10 % de la population.
L’Égypte se classe 42e sur une liste des 50 pays où il est le plus difficile d’être chrétien, selon Open Doors.
Par Masha Media

